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 Bianca, Déesse des larmes et des lames (En cours)

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Bianca

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MessageSujet: Bianca, Déesse des larmes et des lames (En cours)   Mer 7 Aoû - 17:58

Petite présentation

Salut ! Moi, c'est Bianca, j'ai deux milles ans mais en apparence vingt, mais ça ne m'empêche pas d'être Déesse des larmes et des lames. Ce n'est pas toujours facile, mais j'aime vraiment ce que je fais. J'ai failli oublié, je suis un(e) Déesse et je vis sur le ciel.

Ce que je suis
Ce que tu vois
A quoi je pense ? A rien, la plupart du temps. Mon physique a beau être des plus appréciables, mon caractère l’est beaucoup moins. Je dirais même que mon caractère ne va pas vraiment avec la beauté froide que je suis, mais s’accorde avec mon physique des plus inhabituels. Est-ce la même chose ? Mon physique et ma beauté froide ? Bonne question. Je dirais que non. Pourquoi ? Ha ! Tout simplement car je suis moi-même compliquée. A quoi ressemble mon esprit donc ? C’est une bonne question. Autant dire que mon esprit est à la fois simple, et compliqué. Simple et compliqué ? Deux mots qui signifient autre chose. Est-ce possible ? Oui. La preuve : je suis là.

Je ne connais pas beaucoup de sentiments « bons ». Aimer ? Je ne connais pas ce sentiment. Le connaîtrais-je un jour ? Bonne question. Mais je ne le connais pas. Il est pour moi… Inconnu. Un sentiment inconnu et abject. Pourquoi aimer ? Pour pleurer de joie lorsqu’on dit « je t’aime » ? Pour pleurer de peine lorsque l’on est rejeté par son aimé ? Pour pleurer de rage en réclamant vengeance ? Alors oui, aimer sert à quelque chose. Les Larmes de joie sont si pures et innocentes… Les Larmes de peine sont si tranchantes, si déchirantes. Les Larmes de colère sont si vives et agressives. Quant à dire laquelle est ma préférée, je ne sais pas. Elles sont toutes équivalentes. Ainsi, aimer pour moi ne signifie rien. A part pleurer. Et je ne veux pas pleurer. Sinon, je devrais donner mes Larmes. Et mes Larmes sont trop précieuses pour être données.

Je ne connais pas beaucoup de sentiments à vrai dire. La colère est sûrement le sentiment que je connais le mieux. La peine ? Non merci. Personne encore n’a réussit à me faire de la peine. Il est par contre facile de m’attendrir. De m’attendrir devant de petites vies si fragiles, de petites âmes encore si pures. Oui, je m’attendris facilement. Mais la joie ? Non. Je ne connais que très peu la joie. Encore faut-il que j’apprécie quelqu’un. Il m’est difficile d’apprécier quelqu’un. J’ai du respect. De l’honneur. De la fierté. Mais de là à apprécier quelqu’un ? Très difficile. Ce n’est pas impossible. Il m’est déjà arrivé d’apprécier quelqu’un. Mais je suis aussi frivole, et il ne me faut pas grand-chose pour que je haïsse la personne. Oui, je hais facilement. Mais ce n’est pas une colère noire. Non, je n’ai pas encore été jusqu’à ce stade de colère. Heureusement. Redoutez la colère d’une Déesse.

Quoi d’autres ? Je suis… Généralement impassible. Froide. J’aurais tendance à réfléchir trop. Beaucoup trop. A vouloir analyser la situation dans son ensemble avant de passer à l’acte. Sauf si je me vois obligée de faire le contraire. Je préfère encore parler, avant d’attaquer. Ainsi, je ne ferais jamais le premier pas dans un conflit. Sauf pour une guerre. Dans une guerre, j’ai des ennemis. Et les ennemis, il faut les éliminer. Lorsque je suis irritée, ou en colère, ou les deux, ou un sentiment qui se rapproche, je serais plus impulsive. Allant jusqu’à attaquer sans raison valable un ennemi… Ou un allié. Je suis liée à Irianeth. Je n’aime donc pas les faibles. Si un faible fait parti d’Irianeth, et qu’il ose m’insupporter, alors je n’hésiterais pas à mettre fin à ses jours. Irianeth ou pas. Après tout, je n’ai pas grand-chose à craindre, je suis une Déesse.

Narcissique ? Oui. Un peu. J’aime mon corps. J’aime me regarder. J’aime les compliments, les compliments que l’on me fait sur mon physique. De là à me faire rougir ? A détourner mon attention ? Non. Il en faut plus voyons pour me rendre vulnérable. Mais un compliment fait toujours plaisir. Et, même si je sais que ce n’est qu’une tentative d’être dans mes louanges, je saurais récompenser ceux qui arrivent à entrer dans mes bonnes grâces. Y parviendrez-vous ?
TEXTE PHYSIQUE
Ce que j'ai vécut et ce qui a fait de moi de ce que je suis
Une inspiration. Obscurité. Un silence fait de mille sons. Une autre inspiration. Je sens mon âme. Petite chose étincelante. Je la sens. Elle est mienne. Elle glisse le long d’une saillie. Telle une larme roulant sur la joue d’un être. Lentement. Délicatement. Elle glisse, mon âme. Et soudain, je la sens… Tomber. Elle tomba. Je la sentais tomber tout aussi lentement qu’elle glissait. Comme si… Comme si la pesanteur n’avait pas autant de prise qu’il aurait fallut. Etrange. Pourquoi est-ce étrange ? Mon âme tombe. Elle est tombée de cette saillie, comme une perle ronde ayant atteint la limite du visage. Je me sentais comme… Euphorique. De sentir cette âme – mon âme – ainsi défier la loi de la pesanteur, la loi terrestre. Ou peut-être était-ce pour autre chose ? Je ne saurais le dire. Peut-être est-ce de l’impatience, finalement. L’impatience que mon âme atteigne la fin… Le bout de ce monde inconnu.

Plic.


Une inspiration. Je sus. Je sus ce qui se passait. Et pourtant. Et pourtant je fus saisie. Je fus impressionnée. Eblouie. Mon âme avait plongé. Elle avait plongé dans un autre liquide. Qu’était-ce ? Je n’en savais trop rien. Je savais juste que mon âme était entrée dans un liquide. Et, tout de suite après, je fus saisie d’une étrange chaleur. Je fus comme… Embrasée. Une autre inspiration. Un bruit. Le bruit de cette inspiration. Elle était saccadée. Imparfaite. Un bruit qui résonna dans l’obscurité. Et la douce chaleur se changea en brasier. Le brasier changea mon bien-être en douleur. Que se passait-il ? Mon âme réagissait avec le liquide dans lequel elle est entrée en contact. Et, étrangement, je le savais. Pas de surprise, ni de peur. Je sais que c’est normal. Je sais.

Mon corps eut des spasmes violents. Mon… Corps ? Je pensais avec un corps. J’avais un corps. Comment ? Je ne savais pas. Je sentais mon âme, recluse dans ce catalyseur si fragile. Mais, je la sentais l’animer, lui donner forme, lui donner un… Un souffle de vie. Et puis soudain, un battement. Un battement régulier qui empli mes oreilles. Des oreilles ? J’avais… Des oreilles ? Je pensais avec ce corps. Mon corps. Je pensais avec lui. A l’unisson. Mais… D’où provient ce battement ? Il provenait de tout mon… Être. Je sentais ce battement palpiter partout dans mon corps. Mon corps était ce palpitement. Avais-je un… Un cœur ? Non. Je n’avais pas de cœur. Cet organe vital propre aux… aux Hommes. Qu’est-ce que c’est, les Hommes ? Les informations venaient difficilement dans mon esprit. Les informations sur le monde des… Hommes. Je n’ai pas cet organe, mais mon corps vibre à l’unisson de mon âme.

De nouveaux spasmes. Une forte douleur. Une inspiration. Moins saccadée cette fois-ci. Plus douce, plus… Mélodieuse. Respire… Oui, voilà, je devais respirer. Alors je prends une profonde inspiration. Et j’expulse par la bouche. J’expulse quoi exactement ? Je n’en savais rien. J’expulsais quelque chose. Et le brasier qui s’était propagé dans mes… Membres s’estompa quelque peu. L’ouïe. L’odorat – en quelque sorte. Le touché prit alors forme. Je pris conscience de mes membres. Un tronc, quatre branches, et… Une tête. Oui c’est ça, une tête ! A quoi pouvaient bien servir toutes ses choses ? J’ouvris subitement ma… Main. Oui, une main, une main avec cinq doigts. Identiques à sa jumelle, de son membre parallèle. Je l’ouvris, sentant les muscles et les articulations de chaque doigt. Les sensations sont nouvelles. J’avais l’impression d’avoir gardée ma main fermée depuis longtemps. Je bougeais alors mon bras.

J’eus un sursaut. Un violent sursaut. Et ma respiration se fit plus saccadée. Je venais de toucher mon tronc. Ce contact avait éveillé le sens du touché. Et, la sensation de mes doigts sur ma peau avait été si vive, si inhabituel et… Surprenante que j’en fus toute surprise ! J’eus même peur. Peur de ce touché. Et pourtant… Je retentais l’expérience. Lentement, j’approchais ma main de mon tronc. Lors de la collision, je ne pus me retenir de sursauter une nouvelle fois, faisant par la même occasion reculer mes doigts de quelques millimètres. Ne me démoralisant pas, j’approchais lentement mes longs doigts de ma… Peau. Oui, c’était une peau. Jusqu’à ce que je la touchais.

Aussitôt, un frisson me parcourut le corps. C’était quoi ça ? Pourquoi frissonnais-je ? J’inspirais à fond pour faire passer le frisson. Puis, je laissais courir mes doigts sur mon tronc, domptant ses limites et ses formes. Là, une protubérance ! Deux protubérances ! Un nouveau frisson. Je sentis des petits fils fins et tout doux se soulever sous mes doigts, au moment de mon frisson. Tien donc. C’était étrange cela aussi. Continuant mon inspection, je fis courir mes doigts jusqu’au sommet d’une de mes protubérances, pour sursauter en sentant une autre bosse, plus petite, qui se contracta immédiatement après mon passage. C’était étrange. Continuant toujours plus haut, j’arrivais bien vite à hauteur de ma tête.

Mais alors que mes doigts rencontrèrent mes paupières, je fronçais les sourcils. Des paupières… Des sourcils… Tout était nouveau, et pourtant si… Normal. Je pensais avec mon corps. Je sentais… Je sentais que je devais les ouvrir, mes paupières. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Je sentais que je devais à tout prix les ouvrir. Mais… Comment on fait ? Comme avec ma main. Je fronçais encore plus les sourcils. J’étais frustrée. Je ne savais pas comment ouvrir les yeux… Et cela m’énervait. Comment ouvre-t-on les yeux ? Pourquoi est-ce obligatoire ? Pourquoi ressentais-je ce besoin de les ouvrir ? Que se passera-t-il lorsque je les ouvrirais ?...

Mais, je ne pus aller au-delà de mon inspection que je me sentis poussée. On me poussait dans le dos. Au début, je résistais. Pourquoi me poussait-on ? On me poussait au point que je m’avançais vers le haut. Et j’avais peur. Pourquoi ais-je peur ? J’ai peur de découvrir le monde. Mais, pourquoi avoir peur du monde ? Il est cruel et froid. Je me débattis encore, en vain. Je ne voulais pas monter, je ne voulais pas sortir du petit monde chaud et douillé où j’étais à présent. Mais mes efforts étaient vains. Quoique je fasse, cette force invisible continuait inexorablement à me pousser vers le haut. A me pousser vers… Le monde extérieur. Je ne voulais pas, mais j’y étais obligée.

Soudain, j’émergeais. Je sus que j’émergeais car le haut de mon corps fut… A l’air. Oui, c’était de l’air. J’étais à l’air libre. Mais mon dos était encore dans le liquide. Et là, j’ouvris les yeux. J’ouvris les yeux comme si j’avais fait cela toute ma vie. J’avais fait cela… Naturellement. Un plafond strié de fissure et de trous s’offrit à mes yeux, tandis que je sentis soudain sous mon corps quelque chose de rugueux : le sol. Un sol fait de pierre et de terre. Y prenant appuie avec mes mains, je me relevais. Mon corps était lourd, mes membres avaient du mal à faire ce qu’ordonne mon esprit. Bouger. Je me mis sur mes genoux, et j’observais ma peau délicatement blanche. Remontant mon regard, je jaugeais mon corps que je voyais pour la première fois. Un corps de femme. Mais je ne pouvais pas voir ma tête. Pourquoi je ne pouvais pas voir ma tête ? Mon… Visage ? Je sentais dans mon dos d’autres fils tout fins, tout doux, mais longs. Ils caressaient ma peau à chaque mouvement de ma tête. Etaient-ce des… Cheveux ?

Je mis cette question de côté. J’avais encore beaucoup trop de trous dans mon savoir. Il venait par intermittence, difficilement. Détachant mon regard de mon corps, j’observais les environs. J’étais dans un temple. Un temple en ruine. Des filets d’eau s’échappaient des trous du bâtiment pour venir s’écouler dans la source d’où je suis sortie. Il y avait plein de cascade d’eau, claire, pure, chantant doucement à mes oreilles. La lumière s’infiltrait par les fissures, donnant à cet endroit un aspect surnaturel. Ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Je sentais qu’il y avait d’autres bâtiments comme celui-ci, à la beauté brute envoutante. Mon Royaume. Mon Temple. Mes Larmes. Mais moi… Qui étais-je ?


“ Bianca… ”


Une voix d’homme. Puissante. Vibrante. Se répercutant dans toute la pièce. M’enveloppant dans une étrange sensation. A qui appartenait cette voix ? Que voulait dire Zeïpha ? Y a-t-il une autre personne ici, dans mon royaume ? Je tourne la tête de tous côtés, cherchant l’origine de la voix. Combien de temps étais-je restée ainsi, agenouillée devant la nappe pure et douce ? Je ne saurais dire s’il se passa quelques minutes, quelques heures, quelques jours. Je n’avais encore la notion du temps. Et pourtant… Je sentais au fond de moi que cela faisait un bon bout de temps que je suis restée ici, à contempler mon antre. Et maintenant quelqu’un – un intru ? – est entré. J’hésitais à ouvrir la bouche et à parler, n’ayant encore jamais fait cela avant. Qui a parlé ? Pourquoi me laisse-t-on ainsi dans la noirceur ? Qui étais-je… Qui étais-je vraiment ? Je sentais que j’étais différente. Différente de tout le monde. Existe-t-il quelqu’un pour comprendre qui je suis ? Pour répondre à mes interrogations ?

Mais alors que je regardais une nouvelle fois devant moi, un homme remplis mon champ de vision. Un homme d’âge mûr, portant une longue cape blanche, et une forte énergie oppressante s’échapper de son être. Je le regardais sans vraiment comprendre, et ce n’est que lorsque nos regards se croisèrent que je pris conscience de ma nudité et enroulais mes bras autour de ma poitrine pour la masquer. L’autre homme ne sembla pas s’en formaliser. Il fit simplement un petit mouvement de main, et un homme, plus petit et moins impressionnant apparut alors à son côté. Il me regarda un long moment. Je n’aimais pas ce regard. Puis il marcha dans ma direction, et me prit le bras. J’eus un sursaut de surprise. Ce contact… Ce contact était différent du mien. Il était… Différent. Je ne saurais dire en quoi, mais ce qui est sûr, c’est qu’il était trop brutal. Je n’aimais pas son contact. Il me faisait… Mal. Oui, il me faisait mal alors qu’il me relevait de force.

N’ayant jamais marché auparavant, je tanguais dangereusement sur mes jambes. Ah, c’est à ça que servent mes pieds ! A me tenir debout. Et à marcher aussi, je crois. Mais je n’avais vraiment pas l’habitude, et l’autre homme n’a pas été très doux. Je faillis tomber, mais il me rattrapa avant que je ne touche le sol et me remit sur mes pieds, tout en me tenant le bras pour ne pas que je tombe. Le premier homme fait de lumière me tendit alors un… Tissu. Ne sachant que faire, je pris le tissu tout en me demandant à quoi cela pouvait bien me servir. Soupirant de lassitude, l’homme qui me tenait le bras me prit le tissu des mains et me força à l’enfiler. Il fit passer ma tête dans un gros trou, puis dans un autre plus petit, puis ce fut au tour de mes bras de passer dans des trous encore plus petits. Ce n’est qu’après un certains bout de temps que je me rendis compte que c’était une robe, une robe moulante, longue, retenu par deux bretelles entourant mon cou, dorée comme l’or.


“ Sais-tu qui je suis ? ” demanda alors l’homme de lumière.


Je secouais la tête négativement, ne sachant pas quoi répondre d’autres. Bah quoi, c’est vrai que je sais pas qui il est ! Est-ce grave ? Apparemment si. Je sentais le regard pesant, lourds de reproches, de l’homme qui me tient le bras. De plus, il me serra encore plus fort le bras, et cela me dérangea fortement. A tel point que je lui donnais un petit coup d’épaule pour me dégager de son étreinte. Je vacillais un moment, n’étant pas habituée à rester debout toute seule, mais c’était mieux que la première fois : je ne tombais pas. Je vacillais, certes, mais je ne suis pas tombée.


“ Je suis Parandar. ”


Parandar, le plus puissant des Dieux. Parandar, le Chef des Dieux. Parandar gouverne le monde des Dieux, aidé de sa sœur Théandras et de sa nièce Fan. J’étais devant un être important. Le plus important des êtres importants. Le plus puissant. Le plus imposant. Je me suis sentie tout de suite intimidée par tant de grandeur. Mais je ne baissais pas les yeux, à ça non. Je le regardais droit dans les yeux, sans gêne aucune, bien que mon regard exprimait tout mon respect que j’avais envers lui. Et puis soudain, toutes les informations manquantes trouvèrent le chemin de mon esprit. Je sais. Je sais qui je suis. Je sais où je suis. Je sais ce que je suis. Le chef des Dieux, en me donnant son nom, m’a permit de connaître le mien.


“ Et toi, qui es-tu ? ”

“ Je m’appelle Bianca. Je suis la Déesse des Larmes et des Lames. Et ceci est mon domaine, ” ajoutais-je en faisant un grand signe de bras.


Le Surpême sembla apprécier cette réponse. A tel point qu’il hocha la tête avec un demi-sourire. Moi, je le regardais avec ferveur, sans me formaliser du fait qu’il est un grade plus haut que moi. Mon imprudence pourra me coûter cher plus tard, heureusement que Parandar semblait… Clément à mon sujet. Soudain, le décor changea. L’image de mon temple à moitié détruit s’effaça pour laisser place à un tout autre endroit. Un lieu où il n’y a pas autant de lumière que dans mon domaine. Un lieu immense, large. Je me tenais sur une passerelle qui était reliée à un cercle au centre de la pièce. Un cercle qui était suspendu dans le vide. Tout autour de moi, je pouvais voir des Dieux, inférieurs ou non, dans des alcôves, me jaugeant avec un certains mépris. Parandar était là aussi, mais il était au centre du cercle, avec à ses côtés, la Déesse des flammes et la Déesse des Bienfaits. C’est alors que l’homme – enfin le Dieu – de tout à l’heure, aidé d’un compatriote, me prirent les deux bras et m’obligèrent à m’agenouiller devant les Trois Grands. Je n’opposais aucune résistance. J’étais encore faible. Je ne m’étais pas encore nourrie…


“ Bianca, Déesse née des Larmes de la Déesse des Enfants, souhaites-tu te lier à un camp ? ”

“ Oui, votre Grandeur. ”

“ Quel est-il ? ”

“ Irianeth. ”


Des regards outragés suivirent mes paroles. Des regards indignés fixaient sur mon dos. Je les sentais. Leur regard était différent du regard de l’autre Dieu. Mais tout aussi dérangeant. Je n’aimais pas leur regard. Insistant. Malveillant presque. Les autres Dieux n’appréciaient pas mon choix. Ou, tout du moins, un certains nombre de Dieux n’appréciaient pas mon choix. Pourtant… Je savais au fond de moi que je ne pourrais pas me lier à Enkidiev. Cela m’est impossible. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Le fait même de ne pas avoir de parent, d’être né des Larmes d’une Déesse que je n’ai jamais vu, fait de moi quelqu’un d’à part, quelqu’un de « pas normal ». J’étais différente. Mais, n’y a-t-il pas eut un moment ou à un autre, où un Dieu s’est vu être crée grâce à la magie ? Je suis sûre que je ne suis pas la seule exception. Mais je ne connaissais pas assez le monde des Dieux pour en connaître la profondeur.

Le Chef du Panthéon se tourna alors vers sa sœur et sa nièce. Ils n’échangèrent pas un mot. Ils ne firent que se regarder. Mais je savais exactement ce qu’ils faisaient. Ils délibéraient de mon sort, par télépathie. Mais, moi, je n’arrivais pas à communiquer par télépathie avec les autres Dieux. Je n’étais pas connectée avec le monde des Dieux. Un gouffre sans fond se dressa alors entre moi, et ce petit monde tranquillement assis dans les alcôves. J’étais différente en tout point. J’étais différente au point d’être exclue de la vie télépathique des Dieux. Suis-je une sorte de… Paria ? Mais l’on ne me laissa pas le temps de réfléchir plus que Parandar se tourna une nouvelle fois vers moi.


“ Nous avons décidés de laisser la liberté et la vie à la Déesse Bianca. Tu es libre. ” reprit-il à mon intention.


Aussitôt qu’il eut annoncé la sentence, les regards indignés reprirent, avec plus d'intensité, tandis que mes geôliers enlevèrent leurs mains de mon corps. Je pus donc me relever de toute ma hauteur pour pouvoir regarder dans les yeux le Chef du Panthéon. Je ne saurais dire si les Trois Grands ont été d’accord sur mon sort, ou s’il y a dut avoir une sorte de vote, mais en tout cas je leur suis reconnaissante de ne pas m’avoir tué à cause de ma différence, à cause de mon ascendance. Faisant un signe de tête respectueux envers les Puissances, je me remis droite, le regard froid et vide, tandis que le décor autour de moi changea. J’étais de retour dans mon Temple. Mon Temple strié de fissures et de trous par lesquels cascadent les Larmes du monde des Hommes. Car oui, ce n’était pas de l’eau ordinaire, c’était des Larmes. De jolies petites Larmes étincelantes.

Je suis née des Larmes d'une Déesse, dans un temps où la peur et la colère sont rois.


Mais alors que je m’approchais lentement du petit lac pour pouvoir m’y baigner, je sentis la présence d’un Dieu. Mais pas n’importe lequel. Parandar. Ainsi, il revenait me voir. Pourquoi ? Je ne me retournais même pas. Cela pourrait être un signe d’impudence, d’insoumission. Cela aurait put signer mon arrêt de mort. Mais je savais au fond de moi qu’aucun Dieu n’est au courant de la présence du Chef ici, dans mon domaine. M’agenouillant au bord du petit lac, j’observais mon visage à travers la surface miroitante. J’étais plutôt jolie. Mais mon regard était froid. Mais lèvres pleines formaient une ligne parfaite. Une beauté froide, comme on dit.


“ Que me vaux l’honneur de votre visite, votre Grandeur ? ” lui demandais-je alors, toujours sans me retourner.

“ Cet endroit est un… Un monde à part. Un monde différent de celui du Panthéon ou des autres domaines des Dieux. Il ne fait pas partie des Cieux, tout en étant un membre à part entière. C’est étrange. ”

“ Je suis étrange. ”

“ Certes. Nous t’avons laissé la vie sauve, et la liberté. Mais cela a un prix. Tu ne peux vivre dans notre Monde, mais tu peux vivre dans le tien, dans ton domaine. Ce lieu fait partie du plan Céleste, mais il est différent du plan Céleste habituel. ”

“ Vous m’exilez à cause de mon choix, ou car je suis différente ? ”

“ Car tu es différente. ”


Un court suivit ses paroles. On m’exilait. Cela ne me dérangeait pas. Je ne me serais pas sentie à l’aise dans le monde des Dieux de toute façon. C’était ici ma place. Dans ce monde en ruine. C’était mon monde. Et le monde des Hommes est aussi mon monde. Car c’est dans le monde des Hommes que je me nourris. C’est dans le monde des Hommes que… Que je vis. Je sentis que Parandar allait partir. Je le sentais canaliser son énergie pour se dématérialiser ailleurs, dans son monde sûrement. Alors, avant qu’il ne parte, je me suis retournée pour le regarder droit dans les yeux avant de lui dire :


“ Merci. ”


Déjà dans son élan pour partir, Parandar ne put me questionner sur la raison de mon merci. Et heureusement. Je ne voulais pas avoir à lui dire que je le remerciais pour m’avoir « sauver la vie », pour m’avoir vêtue, pour m’avoir traité avec… Avec sympathie. Non, je n’aurais pas voulut à avoir à lui dire tout ça. C’était mieux qu’il ne sache pas mes raisons. C’était mieux qu’il parte sans qu’il ne revienne. C’était mieux ainsi. Le monde ne s’en portera pas plus mal. Me retournant vers le petit lac, je me dévêtis, laissant ma robe tomber à terre, et j’entrais lentement dans la nappe translucide. Immergeant ma tête, je me laissais emporter dans ses profondeurs, me laissant bercer par sa douceur, renforçant mes réserves d’énergie. Oui, je crois que je vais aimer ça.
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MessageSujet: Re: Bianca, Déesse des larmes et des lames (En cours)   Mer 7 Aoû - 23:41

Bonsoir,

Bienvenue sur le forum si tu as des questions n'hésite pas à envoyer un mp a un membre du staff, en attendant la fin de ta présentation bien qu'elle soit presque fini et qui est pour ma part très bien. Malheureusement après que tu es fini ta présentation ce n'est pas moi qui pourrait te valider.

Bonne continuation.

Ps : J'ai oubliée de préciser que ton avatar n'est déjà pas a la bonne taille ensuite les images réels ne sont pas autorisés ( Lyana en a subis les frais je compatis) il faudrait que tu le changes, tout ceci est écrit dans le règlement je t'invite à le lire si ce n'est pas fait. Pour l'avatar si tu souhaite il y a un libre service a disposition.
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Bianca, Déesse des larmes et des lames (En cours)

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